La première session de MoCap Week animée par John Dower a marqué un véritable tournant pour nos actions autour de la performance et des technologies du mouvement. Nous savions que l’événement susciterait de la curiosité, mais nous avons été profondément touchés par l’enthousiasme et la diversité du public : un compositeur musical, un joueur passionné de jeux vidéo venu comprendre les coulisses techniques du médium qu’il aime, trois danseurs dont deux chorégraphes, et même la fille de l’une d’elles, jeune basketteuse qui a tenu à participer malgré son entraînement. Cette pluralité de profils a créé une atmosphère rare, où chacun observait, apprenait, testait et échangeait avec une curiosité sincère.

Beaucoup de participants étaient venus en simples spectateurs, sans forcément être impliqués dans la formation ou les projets d’ANISOTROPIE. Et pourtant, ils se sont laissés entraîner dans l’expérience : dans les gestes, les questions, les discussions, les essais, la découverte de la motion capture comme outil de création, mais aussi de recherche, de transmission et d’appropriation des technologies du mouvement.

Nous tenons à remercier chaleureusement le Théâtre Le TOM pour son accueil impeccable. Sans ce lieu vivant, ouvert et engagé, cette rencontre n’aurait pas eu la même ampleur. Le TOM a offert l’espace idéal pour cette première édition, et nous sommes profondément reconnaissants de cette confiance.

Pour ma part, en tant que directeur artistique et porteur des projets d’ANISOTROPIE, cette journée a été l’occasion de mettre en lumière l’ensemble de nos dynamiques : la MoCap Week, la MoCaPuic, nos programmes de résidences, notre travail sur les patrimoines matériels et immatériels, ainsi que nos actions en création numérique, recherche sur le mouvement, santé, et médiation culturelle. Voir un public aussi varié se mobiliser renforce notre conviction : la motion capture a toute sa place dans nos territoires, et elle peut devenir un outil puissant d’émancipation, de formation, et de création collective.

Nous ressortons de cette rencontre avec une seule envie : renouveler l’événement, multiplier ces temps ouverts à tous, et continuer à bâtir une dynamique vertueuse pour la Martinique. Un immense merci encore à John Dower pour sa générosité, son expertise et son engagement.
Et merci à chacun de celles et ceux qui sont venus ce jour-là : votre présence est la première pierre de quelque chose qui dépasse déjà nos espérances.